Sise sur les terres du Moulin de la Carrière, on l’appelle la maison Jean-Baptiste Magnan. Construite en 1852 par Magnan lui-même, elle conservera sa vocation de « maison des meuniers ». Magnan quitte avec sa famille en 1867 après qu’une débâcle de la Petite-rivière-du-Loup eut sérieusement endommagé le Moulin de la Carrière. Il ne pourra honorer la fin de son bail envers les dames Ursulines, propriétaires des lieux.
La maison passe ensuite aux mains de nombreux occupants, toujours en lien avec le moulin. À Hubert Dussault, dernier meunier des Ursulines, succéderont en 1882 Louis-Émmanuel Carle et son épouse. Ils en font don à leur fils Napoléon qui restera 18 jours. Suivra Jean-Baptiste Gervais à qui le shérif de Trois-Rivières reprend la propriété pour défaut de paiement et la vend en 1890 à Onésime Lebeau de Sainte-Ursule.
C’est en 1904 que Joseph et Marie-Louise St-Louis s’y installent avec leur neveu et fils adoptif Jean St-Louis. Ils lèguent la propriété à Jean (Ti-Jean comme on l’appelait) en 1947 qui avec sa conjointe Eva Laterreur, mènent une existence heureuse et laborieuse au service de la région. De par la famille St-Louis, l’endroit fut connu tant et si bien que le nom restera dans la mémoire collective.
Jean-Claude Gauthier et sa conjointe achètent la maison en 1993 dans un projet de retraite. En 2001 la maison et le moulin sont à vendre et ne trouvent preneur qu’à l’été 2006, lorsqu’un jeune couple épris de patrimoine, dépose une promesse d’achat.
Fanny Larivière, Martin Pilon et leur fille Ariel arrivent l’été suivant. Ils reprennent le métier de meunier et projettent de faire de l’endroit, un attrait touristique important. La maison Magnan qu’ils habitent, propose déjà des repas gastronomiques dans le décor champêtre de sa salle à manger. |